04.10.2020

Djibouti de Kerizac, l’impressionnant nouveau champion de France des 7 ans 2020

Cent-sept chevaux ont pris le départ du tant réputé Championnat de France des chevaux de sept ans se tenant annuellement à l’occasion de la Grande Semaine de l’élevage. Véritable révélatrice de champions, cette épreuve est, chaque année, suivie par de nombreux aficionados et à l’occasion de cette édition 2020, pour leur plus grand plaisir, ils ont pu assister à un beau doublé de la Bretonne Margaux ROCUET. Elle a en effet imposé son génialissime DJIBOUTI DE KERIZAC devant l’excellente DUBAI DU CEDRE. Enfin, le podium a été complété par DORADO DE RIVERLAND piloté par Robin LE SQUEREN

DJIBOUTI DE KERIZAC est donc le nouveau champion des 7 ans. Fils de Quaprice Bois Margot et d’une mère par Le Tôt de Semilly, le puissant Selle Français avait pourtant débuté la compétition par un parcours assez lent en 77’17, le classant trente-sixième de l’épreuve de Chasse. Le hongre alezan, né chez Marion et Hubert Giraud, et appartenant désormais à Bruno Rocuet, a enchaîné les parcours parfaits sur les barres lui permettant ainsi, avec style, de remonter jusqu’à la victoire finale grâce à un score total de 4,83 points. Déjà dixième l’an passé lors de la Finale des 6 ans Mâles et Hongres Selle Français sous la selle de Valentin Besnard, le crack a explosé sur le devant de la scène avec la talentueuse Margaux Rocuet cette année.

Repéré dès ses premiers pas sur la piste par le réputé Bruno Rocuet, Djibouti n'a depuis fait que confirmer son talent.  " J’ai acheté Djibouti lors son premier concours. Il faisait les Formations 1 à Lamballe et j’ai vraiment flashé dessus au paddock. Il était très grand, un peu maigrichon, assez beau mais avec un modèle un peu spécial. J’ai beaucoup aimé l’origine aussi car c’est un fils de Quaprice Bois Margot et que nous avions déjà le cheval de Margaux, Trafalgar Kervec, par ce père, que nous aimons beaucoup. À quatre ans, même sur une croix, il avait déjà un passage de dos exceptionnel. Il était en déséquilibre, il n'avait pas les épaules en place, mais même sur un petit obstacle à 1 m il dégageait une puissance rare. Aussi, il est alezan brûlé et, je ne suis pas superstitieux, mais j’ai souvent été heureux avec cette robe ! J’ai eu Ryon d’Anzex, Fellini de la Pomme, … À l’époque, il n'était pas à vendre, mais j'ai réussi à joindre la naisseuse et je suis allé le voir huit jours après aux Jeunes Chevaux de Hennebont. Il sautait encore très très bien et j’ai finalement réussi à avoir un prix, mais l’éleveuse m’a forcé à en acheter deux ! Il a fallu que j’achète un autre cheval pour avoir Djibouti ! Nous sommes allés avec Valentin Besnard, mon cavalier à l’époque, l’essayer. Étant donné le prix conséquent pour un quatre ans, nous avons tout de même testé ses aptitudes et il a confirmé. Nous sommes tombés d’accord puis Valentin l’a monté à quatre ans. Il ne faisait qu’une épreuve par concours et sautait vraiment bien. Il était encore très dégingandé, ne changeait pas de pieds, mais avait une très bonne volonté. Ensuite, il a été six mois en prairie au repos puis, Valentin l’a remonté à cinq ans. Il a fait la Finale des cinq ans de belle manière et a ensuite continué les six ans. Cette année-là il est devenu plus adulte, il changeait mieux de pied et était beaucoup plus avec le cavalier. Dans son corps il était mieux, il a prix du volume et du dos. Il est un peu à l'œil pour ce qui est de l'environnement, mais sur l’obstacle il est 100% avec le cavalier. Valentin l’a emmené jusqu’à la Finale puis a quitté les écuries ", raconte le formateur de chevaux à succès.

Certain de la qualité de son protégé et désireux de le garder pour le très beau sport, le Breton a été rejoint dans l’aventure par l’un de ses fidèle propriétaire, Mario Zindel. « Mario Zindel avait déjà plusieurs chevaux à la maison, et il m’a fait confiance pour Djibouti. Il a acheté la moitié de Djibouti sur vidéos. J’avais énormément de demandes et je voulais le sécuriser », détaille reconnaissant le passionné.

 

 

 

DJIBOUTI DE KERIZAC et Margaux Rocuet - Crédits photos : PSV Photo

 

Visionnez le parcours de la finale de Djibouti et Margaux lors de la 4ème manche :

 

Regardez l'interview de Margaux Rocuet à l'issue de sa victoire avec Djibouti de Kerizac dans le Championnat des 7 ans :

 

Cette dernière prouve donc une nouvelle fois sa qualité de cavalière en classant une deuxième monture sur le podium, DUBAI DU CEDRE. Disposant d’une génétique à faire rougir tous les autres concurrents, l’alezane est une fille du performer Baloubet du Rouet et de la Selle Français Urgada de Kreisker, elle-même fille du chef de race Diamant de Semilly.  Auteure d’une saison en dents de scie l’année dernière, cette saison, la Selle Français née chez Perrine Cateline et Sylvain Pitois a prouvé qu’il faudrait compter sur elle pour le beau sport. L’alezane s’est, dès l’épreuve de Chasse, positionner de la meilleure des manières puisque, grâce à un parcours sans faute et très rapide (72’27) elle se classait sixième du provisoire. Avec une petite faute en deuxième manche, la pétillante jument conclue le championnat avec 5,38 points.

DUBAI DU CEDRE et Margaux Rocuet - Crédits photos : PSV Photo

Enfin, le podium a été complété par DORADO DE RIVERLAND évoluant sous la selle de Robin LE SQUEREN. Né au réputé élevage de Riverland, le mâle Selle Français est issu d’un croisement entre Untouchable M avec une mère par le puissant Argentinus. Douzième à l’issu de la Chasse grâce à un parcours rapide et sans effleurer une barre, le protégé des écuries d’Ellipse n’a alourdi son score que d’une faute sur tout le championnat lui permettant de s’adjuger une belle médaille de bronze. Septième l’an passé du championnat des 6 ans, le très élégant gris à cette année glanée de nombreux podiums et a confirmé sa qualité en terres bellifontaines. 

DORADO DE RIVERLAND et Robin LE SQUEREN - Crédits photos : PSV Photo

Consulter les résultats complets de ce Championnat en cliquant sur le bouton ci-dessous :

Championnat de France des 7 ans 2020